mercredi 9 octobre 2013

l'étang de Leucate dans le Languedoc-Roussillon

Le soleil se voile
Au-dessus de l'eau ridée -
Horizon de nuit

J.B.

mardi 8 octobre 2013

Extrait d'un poème de Boris Lenoir


Extrait d'un poème de Boris Lenoir dans Boris et Boris roman de Jean Botquin:
...
Je nais de la violence du soleil
et des tendresses de lune
Mon coeur est de marbre et ma raison de chair
Je hais le temps passé à penser les étoiles

les étoiles des mers
les étoiles bleus des terres
...
Photos: deux astres au dessus du Roussillon

La mer Occitane. p 27 extrait.


  1. Ainsi donc
    ai-je rencontré
    la vierge vertueuse
    de ma dernière genèse
    au début
    de ce dernier voyage

    J.B. in "La mer occitane"
    -Église Saint-Pierre- Montluçon-Statue de Sainte Madeleine 15ième siècle-

La mer occitane.p52 Extrait

Peut-être le temps
peut-être les grains de sable sur la peau
le hâle de ta peau qui sentait le cèdre
et le poivre
le goût ou le parfum à la frontière

du mélange des sens
qui perdent la tête
l'hypnose des harpes de vents
dans les oreilles
à travers le seuil de l'ambroisie
où on s'arrête
en pensant à la mer occitane
en la regardant par la fenêtre
immense
étrangère
après on se retourne car c'est trop fort
presque insupportable
incompréhensible comme les crêtes
d'une mort passagère
...
J.B. "La mer Occitane" - une des plus belles plages de France, à la Franqui, lieu où Henri de Monfreid ( 1879-1974) aimait se retirer.

La mer occitane.p.43 extrait

Eh Oh Ohé du bateau chevauchant la mer
occitane
sur les patins de tes lames
qui trempe tes nageoires aux cils immenses
dans la montagne d'eau
comète océane
pélican albatros goéland catamaran ange marin
glissant sur l'image blanche de tes flots
de tes nuages aux mille facettes d'émeraude
sur ta robe de mariée
à l'écume des fleurs
aux crêtes d'alizé
sur les creux du hasard
aux cordages qui volent
autour des voiles folles
en croisade sur nos âmes
qui chavirent
navires
sous le marin ou la tramontane
Eh Oh Ohé du bateau 
arrime tes amarres
désamarre tes rimes
sur l'insolite des mares
et
 des îles d'embruns
lance ta mature au large de la lumière
et des bannières
                                                                                                                                                                                                                                                                                         


La mer occitane. p.47 Extrait

Plus bas
la mer occitane harcèle les remparts
des vaisseaux de pierre
et des ports rouges
embrassant
les flots
bousculés par la tramontane


La mer occitane p.38 extrait

Orage maternel de la voie lactée
de ta chair inespérée et vivante
dans laquelle j'entrais à nouveau
avec toi comme nous entrions
par l'éloge étroit
d'une voûte romane

vers le chant d'un cloître
que notre regard ciselait
avec la brise d'or
d'un orfèvre

Nouvel haïku des Cévennes.

La maison vrombit
Ruche sous le lierre au soleil-
Midi a sonné

La mer Occitane et Simon Hantaï


Pliages
dépliages
de nos plages intérieures 
de nos corps en extase 
Fresque involontaire
du destin inconscient
des gestes répétés
dans une litanie de verbes et de paroles 
dans le rituel longuement préparé
des germes et des semences
des racines obscures de la nuit

Pliages
dépliages
des visages
qui se dérident comme une rivière 
dans la transparence
du lac inattendu
Et de la robe d'azur 
pliée dépliée
toujours plus grande 
toujours plus claire 
voguant sans frontière 
d'une cime à l'autre
Peinture d'Hantaï  à l'écriture rose

illisible et
sainte

J.B.


mardi 3 septembre 2013

Fagnes

À perte de vue
Caillebotis des Fagnes-
Chemin de silence

jeudi 29 août 2013

Élégie

Élégie

Quand nous franchirons les portes de la ville abandonnée pour rejoindre les frontières de l’impossible avec l’espoir de les franchir
Laissant derrière nous l’enchevêtrement des ruelles obscures
Les patios encombrés des déchets du passé
Les couloirs sans issus
Les étals recouverts de salpêtre et de restes innommables
Les relents de peurs anciennes accrochés aux murs des chapelles votives
Les montagnes de désespoirs accumulés au fil des jours
Et des nuits sans lune ni étoiles comme des terrils de scories
Nous irons vers les pontons branlants bordant l’océan des ténèbres vêtus de notre seule nudité avec en bouche le désir de macérer un graal imaginaire
Fuir soi-même comme si nous existions encore dans nos corps d’animaux dénaturés
Fuir le souvenir des battements de notre cœur  quand il battait la chamade à l’approche de corps sublimes au temps des marchands de sable amoureux
Quand nous franchirons les portes de la ville abandonnée
Avant l’écroulement des enceintes
Oubliant le son de nos pas sous les voûtes
Et la résonance de nos prières adressées vers l’au-delà


Jean Botquin

jeudi 22 août 2013

Un cygne noir vogue

Un cygne noir vogue
À la surface des ténèbres-
Les cols verts s'ébrouent

J.B.

lundi 19 août 2013

La tendresse

La tendresse
Un jour la jeune fille dit
Je voudrais qu’une rivière m’enlace de sa tendresse
Et une rivière jaillit de son cœur triste
La rivière se mit à couler avec force
Entraînant sa tristesse comme un fétu de paille
L’eau était fraîche douce et pure
Elle en but de longues gorgées
La tendresse entra dans sa langue et sa voix
Qui commencèrent à parler avec douceur
Avec des paroles de miel
Sa bouche ne fit plus que sourire
Et dans son regard le ciel brillait
L’eau coulait toujours de son cœur sans arrêt
Tout le monde autour d’elle fondait
Comme neige au soleil
On lui parlait tendrement avec des paroles de miel
On lui disait viens je te comprends
Et vraiment on la comprenait
La jeune fille se demandait
Pourquoi le monde avait changé de couleur
Or le monde n’avait pas changé
C’était la jeune fille qui le voyait autrement
Et qui recevait en retour beaucoup plus
Qu’elle n’avait donné


Jean Botquin

dimanche 18 août 2013

Trois petits poèmes.

Regards du matin
Des visages qui s'éveillent-
Envol des ombres


Les chiffres mènent 
Les mots dans l'incertitude
De notre espérance


Pliures d'infini
Sur l'ocre des temps écoulés
Nervures en attente


Jean Botquin

vendredi 2 août 2013

Géode

Géode

Noix brisée fendue par le centre
En un jeu de miroirs vénitiens
Cœur de noix où palpite le feu de la terre
À travers d’obscures transparences
Univers à la circonférence d’une planète
Miniaturisée par les anges de la création
Quand révéleras-tu ton mystère
Et ta naissance au matin du monde
L’âme tranchée quand tu  t’ouvres
D'un coup sec par moitiés


J.B.