jeudi 29 juillet 2010

Agenda: dates à retenir.







-Art et Saveur à Saint-Denis en Brocqueroie, les 28 et 29 août 2010: le Rotary Club de Soignies organise, comme chaque année, un W.E. qui réunira artisans et artistes, écrivains et poètes, musiciens, producteurs de produits régionaux.



J'y serai avec tous mes livres encore disponibles, et notamment



mon Roman "Boris et Boris" qui connaît un regain d'actualité à la suite des problèmes de l'Eglise sur le plan de la sexualité. Venez nombreux, nous pourrons faire connaissance.


-Mercredi du Livre à la SABAM, le 1 septembre, 9 heures: présentation de "Pernicieusement Vôtre" de Willy Grimmonprez, par Jean Botquin.

- Tournai-la-page: je serai au Salon littéraire des Amis de Tournai, le 14 novembre.



Qu'on se le dise.






jeudi 22 juillet 2010

Noralgie. Poème inédit de Jean Botquin



















Qui étiez-vous blonde

D’abord très lointaine

Étoile à peine naissante

Dorée sur toute la longueur de votre rêve végétal

Incertaine

La tête enlacée dans votre tresse

Nouée autour d’un foulard noir

Comme étouffée par les doigts d’une liane

En détresse

Alors que hier vos cheveux clairs

Formaient encore une clairière

Sur un chemisier bleu foncé

Orné d’une guipure

Sauvant de justesse votre fragile pudeur

Insaisissable

J’attendais que votre corps m’apprenne le langage des parfums

Mélange de pétales réchauffé sur votre peau

Vanillée par l’irritation des tropiques

Et le poivre semé dans la négligence

De votre nudité que je ne faisais encore qu’imaginer

Sans doute un coup de fouet sur le frémissement nocturne

De ma peau qui rêvait de la vôtre

Un ravissement insoupçonné par les papilles au goût savant des élixirs

De Nabeul ou de Marrakech

Les jasmins parsemés sur la surface

Cachée d’un ventre aux frontières

De l’espace défini à la mesure

De l’oasis inespéré

Vous étiez toujours là quand je le souhaitais

Je n’avais pas besoin de vous retrouver

Derrière les cloisons des alcôves

Sous les baldaquins palpitants

Des îles sous les vents

Comme une perversité de la réalité

Crime que j’aurais fomenté en secret

En écrasant le noyau d’un désir d’outre tombe

Vous étiez la femme rencontrée partout

Dans l’anonymat des foules

Sortant du ventre des villes

Pareille aux mirifiques promesses

De celles qu’on attend malgré leur présence

Comme si vous montiez toujours dans le wagon

Du métro où je n’étais pas

Mais qu’importe

C’est moi qui sans doute m’étais trompé de porte

Je vous voyais là où vous n’étiez

Mirage que je formais derrière mes paupières

Qu’il suffisait de fermer pour que vous apparaissiez

Et quand j’ouvrais les yeux

Vous partiez en fuite Comme si vous vouliez cesser d’exister

Mais je savais votre prison prête à vous recevoir

Dans un bain de volupté mensongère

Où je vous dévêtirais impatiemment

Pour vous défaire de vous-même

Car mon désir me dictait

Que votre âme ne serait visible

Qu’à travers votre nudité

D’Eve repentie.

jeudi 1 juillet 2010

Mon grand-père, ce héros.


La Banque que mon père dirigea avant 1940

Et celle, reconstruite en 1948, après les bombardements de juillet 1945.Robert Botquin, un vrai banquier dont les spécimens, à l'époque, n'étaient pas rares et suscitaient confiance et respect.






Depuis 5 ans, la RTBF première produit une émission consacrée à un parent d'un auditeur dont la vie comprend des évènements qui méritent d'être contés. Cette émission a lieu durant les mois de juillet et août, tous les jours vers les 9 heures 15. C'est ainsi que, le 14 juillet, je parlerai de mon père Robert Botquin qui, comme je l'ai relaté dans "La transhumance des banquiers ", paru chez Quorum en 1996, assuma en partie la responsabilité du transport de valeurs de la Banque de Bruxelles à travers la France, en 1940.




Quorum n'existant plus, la réédition de mon ouvrage est peu envisageable, son stock a disparu dans la nature. Moi-même suis à la recherche d'exemplaires, le livre étant encore demandé.




Je remercie donc la RTBF de s'intéresser à mon livre qui ainsi renaîtra peut-être de ses cendres.




Le même jour, Télépro, en collaboration avec la RTBF, publiera un article.

lundi 28 juin 2010

Un hublot à chaque oreille Poème inédit de Jean Botquin


Un hublot à chaque oreille

Quand il la vit
il n'en cru pas ses yeux
elle portait un hublot
à chaque oreille

A bâbord et tribord
comme un navire
qui ouvre ses fenêtres
pour prendre l'air de la mer

Par ses hublots elle
regardait
ne voyait rien
n'entendait rien
pas même l'appel des sirènes

Un regard de muette
un regard de myope
un iris vague
qui n'attend rien

Et lui qui croyait
qu'elle le regardait
se mit à lui parler
en langues étrangères

Du grec ancien
du syriaque ou de l'hébreux
non du tzigane
à cause des boucles d'oreille

Le mouvement de sa langue
et de ses lèvres
palpitait comme trois oiseaux
qui ne savent plus à quelle folie
se vouer

Dire quoi
et à qui
autant se taire
devant le silence de l'étrangère



Lui souffler un secret
avec la caresse d'un tremble peureux
à l'intérieur
de ses boucles en Limoges
où s'arrondissaient ses regards
apeurés
d'un écureuil traqué par la mémoire
qui déloge

Quand il la vit
elle était assise
comme on s'assoit sur un banc
d'une place triangulaire
pour ne rien faire
attendre on ne sait quoi
que tombent les feuilles mortes
de l'orme malade
autour de soi

Elle était là
immobile
concentrée sur l'effort
de ne pas avancer vers lui
même à petits pas prudents

Elle était là
image dans un miroir
où elle se regarderait
sans se voir

Elle ne disait rien
surtout pas une sorte de petit désespoir
qui n'intéresserait
personne

Et cela
jusqu'au seuil de la nuit
où il la verrait
illuminée par la lumière
d'un astre obscur

Faisait-elle signe au monde
à travers ses hublots de porcelaine
qu'elle ne quittait jamais



Comme si se dessinaient
deux bouées de sauvetage
sur le grain de sa peau de sable


Comme si les battements
de son cœur en dépendaient

Aussi
la nuit
les anneaux
ronds de son visage
reposaient
les yeux ouverts
pour veiller sur elle
jusqu'au matin

Pourtant
lui la voyait partout
depuis bien longtemps
avant qu'il commença à la regarder
chaque jour

Même qu'elle se lovait
entre les pages du livre
qu'il essayait d'écrire sur elle
à l'encre rouge

Son livre était comme un parc
aux allées interminables
où il la suivait
pas à pas

Souvent elle s'envolait
vers les nuages qui accouraient
au-dessus les croisières blanches
sur la crête des vagues

Elle s'endormait le soir
entre ses rêves
comme entre ses bras
qui faisaient semblant
de ne rien comprendre




Car le matin l'oreiller
cherchait en vain
les marques des boucles
rondes sur sa peau
de satin

Personne
n'aurait pu écarter sa présence
façade ou falaise
debout sur la mer
Toujours
au bout de l'interrogation
elle avait les doigts
en bourgeons éclosant à la vie
après l'hiver

Parfois
arrivée au point d'orgue
un chapelet de fleurs autour de la taille
elle colorait les instants
tandis que la porte s'ouvrait
sur l'ombre d'un reflet
la clenche suspendue à un rai de lumière

De l'autre côté se fermait la quiétude

Une à une
elle recousait les corolles
qui dans l'eau étaient tombées

Ainsi
elle
dont la mire ne fait que grandir
cristal rond
gonflé par la rondeur pesante des sanglots

Aubier des tourbillons avant l'écorce
étonnement des climats et
des étangs où se noie l'Ophélie

Abeille
sur la portée d'un chant mystique
butinant de ses lèvres minces
les étoiles de larmes blondes

Sous les cheveux d'aubépine
dressés par la surprise

Elle
qui range ses pensées
dans le tiroir rond
de sa cohérence

Elle
au sein de la nacre des perles dont le collier
avait failli glisser de sa nuque
sauvé juste à temps
par ses boucles d'oreille
blanches
Quand les saisons hibernent
le sommeil se feutre
et l'on oublie de respirer
vraiment

Le temps confond le silence de l'amour
avec la mort désavouée
émigrée vers des cieux
moins cléments

Quand l'ombre se déplace dans l'avance des solstices
les soupirs gravissent les escaliers
les lettres frissonnent
avant d'épouser l'absente
les pleureurs tressaillent
en écoutant le jeu du vent

Et
l'on se laisse embarquer
dans la traversée des îles
tout au-delà des aubes

Saphique en ses méandres
et sa musique particulière
bercée enivrée
dès lors qu'elle avait commencé
de marcher sur l'onde crépusculaire
dans l'odeur des palmes brûlées
les ailes en cendres
les regards cerclés précieusement
par l'écoute de ses boucles
rondes



Réapparition constante
comme un refrain
sur la paume de la mer
où elle succombe pour renaître
toujours plus réduite
au rang des sirènes
par le langage de celui
qui n'ose s'exprimer

Il trempait sa plume
dans l'encre des hibiscus
il rougissait ses messages qu'il cachait
a ceux qui auraient eu envie de les lire
recopiant les trilles des rossignols
aux langueurs de danses aériennes
comme s'il allait l'épouser

Elle
à la fois
tache de lumière et
laurier à l'orée du monde

Nue
à l'aube
de la densité
des routes forestières

Voilà
comment dire
pendant qu'elle

Elle
dans le noyau du cœur
martelé de petites peurs
déchirée à coup de petites dents
aiguise un couteau
ou un clou bleu
forgé au feu de son cerveau
qui la transperce
de douleur

Elle
toujours
qui maintenant sommeille
le corps nu dans une robe de lune
longue fragile transparente

Nuit de cils endormis
front tendu sur deux rides
qui la prolongent
au-delà de son exil

Et l'arc se brisait
au-dessus
d'une tendresse abusée

Les rues
frôlaient les maisons
aux volets fermés

Les mots métissés
de vermeils et d'émaux
frappaient aux portes closes

Ils se brisaient les ongles
sur les arondes
se faisaient les griffes
jusqu'au sang

Derrière les failles
tremblaient
les flammes des bougies

De longs chagrins
s'échangeaient des confidences
autour des tables à souvenirs

Pâles les enfants des villes
les regardaient par les trous de serrure
avant de pleurer

Lui
par contre
la contemplait
toujours plus

Elle
qui s'était réfugiée sous le clocher du délire
se balançant aux anneaux de ses oreilles
de bâbord à tribord
comme les hublots de son navire
en pleine haute mer


Elle
toujours plus belle
comme une phrase achevée

Assise encore
sous la cloche
de la place triangulaire

Chaque fois qu'il la revoyait
irréelle comme une image
sur l'eau de ses rêves



Jean Botquin

mardi 22 juin 2010

En vrac de Cappadoce et de la région d'Antalya (Turquie)


Les cheminées de
Fées ne sont pas nées coiffées
Au sein de la terre

J'étais neige à tes rayons,
Je fondis
La terre me but
Brouillard d'esprit
Je remonte vers le Soleil
(Mysticisme Soufi- épitaphe du derviche et poète Soleil de Chabriz)

Derviche tourne
Tes bras et ton regard bleu
Vers les étoiles


Le torrent est prêt
Du haut de la falaise
Á plonger en mer


















La cascade fume
Au-dessus de la mer bleue
Frisson des poissons




















Les étoiles se
Reflètent dans le miroir
De tes yeux pâles

































































































Quelques réflexions d'Hasan, notre guide:

-L'argent des riches fatigue la bouche des pauvres,

-Là où il y a élevage de moutons, on trouve des ânes,

-Ce sont les ânes qui choisissent la pente des routes de montagne,

-Les musulmans turcs boivent de l'alcool ( notamment le raki) tous les jours sauf le jeudi veille du vendredi,


-Les invités mangent ce qu'ils trouvent, pas ce qu'ils espèrent,

-La Turquie est un pays de voitures d'occasion,

-En Turquie les personnes âgées et les enfants sont rois (solidarité dans la société turque)

+++++

Encore des haïkus de Jean Botquin:

+++++

L'abricot sèche
Son petit sexe avant d'être
Mangé en hiver

+++++

Jujube juteux
Tu bécotes mon palais
Je salives

samedi 22 mai 2010

Agenda: 28 mai à la bibliothèque du Roeulx, dès 19 heures

Galerie Nadja Vilenne (Liège)
Pauk
de Leo Coper


Willy Grimmonprez chez moi.



Présentation de Willy Grimmonprez, auteur de romans policiers, originaire de Centre Hainaut, à la bibliothèque du Roeulx, rue des écoles, 156 - 7070 Thieu., par Jean Botquin.






Un cas unique dans la littérature de la région. Comment un chauffeur des autobus du Tec passe du volant de son bus à l'écriture de romans policiers et se fait une clientèle de lecteurs parmi les nombreux passagers.

lundi 17 mai 2010

La revanche de Malika Madi


Il y a dix ans, Malika Madi publiait son premier roman qui obtint le prix de la Communauté Française pour la première oeuvre, "Nuits d'encre pour Farah". Depuis, d'autres écrits, nouvelles, essais, roman etc., ont suivi avant "Chamsa, fille du soleil", paru chez Les Éditions du Cygne, à Paris, début 2010, roman quasi antinomique du premier.
J'ai eu le plaisir de présenter ce nouveau roman avec Joseph Bodson, à l'AREW, le mercredi 12 mai, en compagnie de l'auteure.
Le premier roman se termine sur un échec. Á 17 ans Farah qui ambitionnait une carrière
d'enseignante littéraire se voit bloquée
par ses parents immigrés algériens
dans la poursuite de ses études, et se
retrouve très rapidement mariée,
comme il se doit pour toute bonne fille,
à un kabyle qu'elle n'a pas choisi. Le
sort lui est funeste car elle se révèle
aussi incapable d'avoir des enfants.
Après quelques années de vie conjugale
en Algérie, elle retourne en Belgique où
elle est née, dans l'espoir de trouver
une solution médicale à son problème
de stérilité. L'auteure nous laisse dans
l'ignorance de la suite mais le titre
du roman laisse supposer, hélas, que
les nuits d'encre de Farah se pour-
suivront longtemps encore.




Trois ans après ce premier roman, Malika aborde le thème de la violence (viol collectif) dans " Les Silences de Médéa", livre en voie d'adaptation cinématographique.
Après la nuit, la lumière donne naissance à une femme solaire qui construira sa vie de manière autonome et évitera ainsi toutes les embûches familiales et sociales, dont Farah n'avait pu se jouer. Pour que Chamsa
réussisse son entreprise de vie,
l'auteure la fait évoluer dans l'espace
d'un conte (oriental) et renoue ainsi avec d'anciennes traditions arabes (Contes des mille et une nuits). La tante de Chamsa (comme une bonne fée) lui trace le chemin qui lui permettra de se libérer de sa mère. Elle commence par se marier avec un garçon de son village, Khaled, à qui elle ne promet qu'une fidélité de six mois bien qu'elle l'aimera cependant au moins pendant vingt ans. D'autres amant(e)s ou maris suivront, chaque fois, pour des périodes limitées dans le temps.
Parallèlement à cet apprentissage de l'amour et de la séduction, Chamsa se développe intellectuellement, ce qui lui permettra d'entreprendre l'écriture
d'un livre important capable de
redresser les fausses idées, existant tant
en Occident qu'en Orient, sur l'érotisme.



Si dans le premier roman, le rêve meurt à 17 ans, ici, il commence seulement à cet âge. Le mariage n'est pas un obstacle, s'il constitue un choix relatif et s'il suppose une liberté de création qui n'est pas que celle de la reproduction de l'espèce humaine. Chamsa choisit de ne pas faire d'enfants alors que Farah était incapable d'en avoir.
Cette nouvelle oeuvre est donc optimiste. Elle contient mains passages d'un érotisme poétique surprenant auquel Malika Madi ne nous avait pas habitué, sauf à travers la très belle nouvelle publiée récemment dans un recueil collectif, chez Luce Wilquin, "Des nouvelles de Mons".
Voilà deux très belles lectures à conseiller vivement.
Jean Botquin.



vendredi 7 mai 2010

Où l'on parle de " La gondole de l'Orient Express" à " La Plume Vagabonde" à Erquelinnes.






















Une panne d'ordinateur catastrophique m'a empêché de remercier, officiellement, plus tôt, Véronique Flabat-Piot pour l'accueil qu'elle m'a réservé dans sa soirée des lettres du 15 avril 2010, en compagnie de Roseline Gilles-Renier, également célébrée ce soir-là.






La salle des mariages de l'Hôtel de Ville d'Erquelinnes était pleine.






J'ai réuni quelques photos de l'évènement, auxquelles j'ai ajouté une représentation d'art contemporain d'une gondole, capturée au stand de Nadja Vilenne à la foire de Bruxelles, le avril 2010.






Ce soir-là (le 15 avril), il a beaucoup été question d'une mouche énigmatique que d'aucuns ont considéré, à tort ou à raison, comme la vedette des nombreux personnages de mon recueil de nouvelles. "Horresco referens ". La gondole détrônée par une mouche, me direz-vous ? Il semble que oui. Quand je dis qu'il y a été question, c'est bien ainsi qu'il faut l'entendre. Question mais pas réponse. La réponse étant réservée aux futurs lecteurs, nombreux, qui ont acquis le livre en fin de séance dans l'espoir avoué de rencontrer cette mouche délectable. Voilà un récit qui fera mouche, honni soit qui mal y pense !






mercredi 14 avril 2010

Les robes de l'été. Poème inédit.


Les désespoirs s'envolent
devant tes plus belles robes de l'été
coulant sur ton corps
Soies de ruisseaux qui s'élargissent
depuis ton cou et tes épaules
qui s'élargissent à l'infini
par le détour de tes jambes
par l'invention de tes bras
en croix sur les chemins de soleil
et par la surprise de ta taille
Blancheur rose sur les pelouses vertes
des paysages que tu m'offres dans la légèreté de ta nuit lunaire et ineffable
où apparaissent tes robes de l'été
J'épouse la folie glanant l'impossible
la passion desservie par la mémoire des pluies
le souvenir des vents inattendus
et des sanglots de neige dans le magnolia

jean botquin avril 2010

dimanche 11 avril 2010

Hommage à Laurence d'Arabie (6) Pot-pourri.


N'espérez pas vous
Débarrasser des livres
Ils vous poursuivent


L'avion porte loin
Et très haut dans le ciel bleu
Son lot de haïkus



Un moineau arabe
Dans un palmier israélien
Pépie quand il veut


L'éclat des jeux d'eau
Résonnera encore
Dans nos mémoires
+
+ +
Des pieds font signe
Au nageur ou serait-ce
Une nageuse



Pendant ce temps-là
Les légumes sont coupés
Par des artistes





Le rocher montre
Les lamelles stratifiées
De couleurs roses





jeudi 8 avril 2010

Hommage à Laurence d'Arabie(5) Jerash.

Au mont Nebo
Les touristent se figent
Quand Moïse se meurt
Les pierres parlent
Comme un incunable
Ouvert à tous vents

Les colonnes ne
Soutiennent que le ciel bleu
D'un geste pointé
L'odéon vide de
Toute prétention attend
Un oeil avisé
Et derrière plus
Haut, un temple disparu
Á découvrir, seul

Si la nature
Voulait s'en serait fini
De cette fierté

Sur le chapiteau
Une mésange hardie
Défie le passé