mardi 16 mars 2010

Les carnavals ne sont pas en crise.


Ce gille-là ne dansera pas l'année prochaine !
Ce n'est qu'un au revoir mes frères...










































Le cortège se dissout dans la nuit. Cependant les gilles de La Louvière - ici il s'agit des "Boute- en - train" - sont in-

fatigables. Au rythme des tambours et

des batteries qui fracassent les oreilles ils continueront à danser tant que la musique fera trembler l'air chargé des odeurs de la foire.
Le coin du "Drapeau blanc" a un petit parfum de Place Blanche. Pour nombre de Gilles, la nuit sera courte. Et demain, jusqu'au brûlage des bosses et les feux de Bengale, la transe ne fera qu'amplifier. Après, il faudra attendre l'an prochain...





Infatigables aussi , les souffleurs de cuivres et trompettes, sous le ciel louviérois.



Les tamboureurs en rang d'oignons ne cessent jamais leurs rythmes secs et les roulements nous font trépigner dans le jus d'oranges écrasées et la confiture de confettis.

Les chapeaux blancs ont l'air légers pour ceux qui ne les portent pas. Sous les bosses, les gilles cachent des dos qui se voûtent, au fur et à mesure que le temps passe.



Le rondeau s'est disloqué sur la place communale.


























L'oeil du photographe Guy de Viron, du haut de son ballon d'hélium, capte le rondeau tonitruant. Les photos viendront illustrer le "Laetare louviérois" à paraïtre d'ici la fin de l'année. Voir déjà le site internet http:www.vue aerienne.be.




















Qui a volé l'orange, l'orange du marchand ?











lundi 15 mars 2010

Une faim de Louve de Loïse Lavallée

Extrait d'un livre de poèmes venant du grande Nord.

J'attise le feu
pour plus tard
je sais que tu reviendras

le nourris de souvenirs flétris
cassants rameaux d'olivier
souffle sur la flamme assoupie
de sa braise étoilée
nostalgie têtue, rêves endormis
combustion lente de l'oubli.

J'attise le feu
pour plus tard
je sais que tu reviendras

ramasse les os du passé
rupture d'équilibre
pleure leurs fractures
les frotte jusqu'à ce qu'ils brillent
que notre squelette épuisé
se remette à danser.

J'attise le feu
pour plus tard
je sais que tu reviendras

plante la vivace
de mon sexe excisé
jambes béantes
sur la terre mouillée
dans la richesse du terreau
humus aux vapeurs d'eau.

J'attise le feu
pour plus tard
je sais que tu reviendras

contourne les lois
méprise les conventions
recrée l'homme
qui se penchera sur moi
dessinera les formes
au présent recomposé.

J'attise le feu
pour plus tard
je sais que tu reviendras

je scrute l'horizon
depuis longtemps déjà
rentre à la maison
je te raconterai une histoire
que tu ne croiras pas.


Loïse Lavallée.

lundi 8 mars 2010

Incursions à la Foire du Livre de Bruxelles 2010

Avec Loïse, pendant que je lui dédicace un livre.
Il y avait moins de monde chez moi que chez Amélie Nothomb, ça ne vous étonnera sans doute pas.

Chez Loïse Lavallée et Guy Jean , nos amis du Outaouais (Quebec).



Benoît Coppée, écrivain et Administrateur de la Sabam, présente Viktor Lazlo et Patrick Lowie.










MALIKA









Un débat très colloré autour de trois auteurs et de trois romans "érotiques" très différents. Christian Libens connaît bien le sujet. Il vient, lui aussi, de publier un livre sous l'enseigne d'Eros.

Le personnage du milieu est Luc Dellisse, romancier, nouvelliste et professeur de scénarios à la Sorbonne.




Huguette de Broqueville (personnage féminin de gauche) est présidente du Pen Club de Belgique et du Comité des écrivains emprisonnés pour délit d'opinion. Elle est également journaliste, nouvelliste et romancière.



Malika Madi (à droite de Luc Dellisse) est romancière, essayiste, scénariste, conférencière et animatrice d'ateliers d'écriture. Voir aussi autres informations dans mon blog (janvier 2010) notamment au sujet de "Chamsa,fille du soleil".

L'orientalisme du 19ième aux Arts et Métiers de La Louvière

Mousta Largo et son ensemble
marocain.


Serge Hustache présente l'exposition littéraire sur l'Orient des grands écrivains français du 19ième siècle: Loti, Maupassant, Chateaubriand, Nerval, Flaubert, Renand, etc... Mardi 23 février 2010
Un public attentif
et passionné




Des panneaux didactiques très bien conçus
Malika Madi y a également présenté son nouveau roman Chamsa, fille du soleil, le vendredi 26 février.

dimanche 28 février 2010

Foire du Livre de Bruxelles



Tous à la Foire du Livre de Bruxelles
Vous pouvez m'y rencontrer
le vendredi 5 mars de 17 à 18 heures au stand de Luc Pire n°216 et le samedi 6 mars au stand n°230 du Service du Livre Luxembourgeois, de 15 à 17 heures.

mercredi 17 février 2010

Haïkus du mardi gras à Binche





































































































Un dernier apprêt
Pour la ronde nouvelle
Aux sons des sabots
+
Roulements profonds
De tambours qui épousent
La fin de l'hiver
+
Coups de mailloche
Rythmant quatre batteries
Au petit matin
+
Rondeau de printemps
Sous les regards grillagés
Des grandes burka
+
Bosses de paille
Sous des chapeaux irisés
Masques de cire
+
L'orange à la main
Les plumes sur la tête
Infatigables
+
Des caniches blancs
Aux pattes innombrables
Le mois de février
+
Apartintailles
Et sonnailles de cuivre
Au bas des remparts
+
Des jets d'oranges
A tir nourri et meurtrier
Sur des excités
+
Onze tamboureurs
Ra Rah Ram Pa ta Plan Ran
A rouflaquettes
+
La gibecière
Du paysan masqué
Dansant la carmagnole
+
A potron-minet
Des buveurs impudiques
Pissent dans les coins
+
Le jour des cendres
Le hareng sent encore
Bière tiédasse


Jean Botquin

mardi 9 février 2010

Retour du froid en haïkus de Jean Botquin.


La neige vole
Dévoile ses flocons blancs
Repos de couleurs
+
L'ombre déterre
La lumière qui renaît
Sous le silence
+
L'hiver vêt l'aube
Les oiseaux perdus cherchent
Des graines gelées
+
Des fleurs hiémales
Offrent quelques pétales
Froissés par le froid
+
Qui se permettrait
De cueillir les edelweiss
Sur les monts chauves?
+
Quand la nuit tombe
La neige tisse un jour
De bleu transparent
+
Des particules
Fondent, pollens stupéfiants
De mort anoblie
+
Un pauvre ouvre
La fenêtre en toussant
D'une voix rauque
+
La neige revient
En rafales de blancheur
Irrespirable
+
La religieuse
S'extasie sous les voiles
D'un ciel mensonger.

samedi 6 février 2010

Promenade dans les bois.

Serpente sentier
Près du ruisseau silencieux
Bientôt le printemps
J.B.

vendredi 5 février 2010

Le Funambule. Extrait du Front Haut de Jean Botquin


Moi qui n'ai pas d'équilibre, je me suis réveillé funambule, hier matin, après une bonne nuit. En ouvrant la fenêtre toute grande, j'ai vu la corde tendue jusqu'au tilleul. Je n'en croyais pas mes yeux. Elle était là, cordon ombilical reliant le coeur de l'arbre à ma fenêtre.

Peut-on rêver meilleure relation? Grâce à la magie d'un fil sur lequel j'irais danser, le tilleul centenaire ne m'échapperais plus.

Je m'habillai. L'austère redingote m'allait comme un gant. Je ressemblais à un hanneton. J'étais cet animal danseur qui se balance dans l'élégance des gestes et la maladresse de la grâce. Mon balancier de coudrier me servirait d'ailes et le fil de piste d'envol. Je serais celui qui vibre sur l'unique fil d'un violon céleste. Glisser un pied devant l'autre sur le sentier que me tendait mon vénérable ami, peut-être le dernier que je pourrais parcourir, glisser sur le fil d'une tentation extrême, d'une joie du matin, du chant le plus aigu qu'il nous soit donné de connaître suspendu entre ciel et terre, glisser toujours plus loin et peut-être toujours pus haut. Moi qui n'ai vraiment pas d'équilibre...

jeudi 4 février 2010

Une page de "Le Carnet et les Instants " p65 n°160


Veuillez double-cliquer sur l'image.

Agenda:
Foire du livre de Bruxelles à Tour et Taxis du 4 au 8 mars 2010:
Séances de dédicaces de Jean Botquin,
-le vendredi 6 mars aux Éditions Luc Pire de 17 à 18 heures;
-le samedi 7 mars au Service du Livre Luxemborgeois de 15 à 17 heures.
Je vous donne aussi rendez-vous le 4 mars au débat organisé par Christian Libens "à l'enseigne d'Eros avec Malika Madi, Luc Dellisse et Huguette de Broqueville, trois auteurs qui,chacun à leur manière, ont franchi dans leur travail le périlleux passage vers l'érotisme.(Le carnet et les Instants)"
Le 15 avril à 19heures30 à la Salle des mariages de l'hôtel de ville d'Erquelinnes, Véronique Flabat-Piot, présidente de la plume Vagabonde, présentera mon recueil de nouvelles "La Gondole de l'Orient Express". Entrée gratuite.
Le mercredi 5 mai, à 17 heures, présentation par Joseph Bodson et Jean Botquin de Chamsa, Fille du Soleil, roman de Malika Madi, à l'Espace Wallonie-Bruxelles, rue Marché aux Herbes, Bruxelles 1000.
Entrée gratuite et verre de l'amitié après la séance.

vendredi 29 janvier 2010

Intervieuw de Julien Ruchelet dans le Journal du Centre N°1734 du 27 janvier 2010


Pour lire le texte cliquez deux fois puis déroulez. Merci.
Mon recueil peut être commandé à mon adresse, 5 rue Ferdinand Gossuin 7100 Haine-Saint-Pierre ou par E-mail, botquin.jean@gmail.com , à la librairie l'Ecrivain Public à La Louvière ou en Ligne aux Éditions du Cygne, à Paris www.editionsducygne.com . Prix: 12 €, frais d'envoi non compris.

jeudi 28 janvier 2010

Visite à un atelier d'écriture de haïkus à La Louvière

Par curiosité, je me suis inscrit à un atelier d'écriture où j'ai travaillé sur quelques thèmes: l'environnement de la salle de travail, des photos de fleurs et de plantes, un fond musical (harpe). Voici le résultat:

Soupirs d'un homme
Que le sommeil guette
Quand l'ouïe s'assourdit

On entend la mouche
Qui vole et vibre fort
Sans aucun effort
Ikebana blanc
Dans le vase opalin
Réflexions roses
Les cordes versent
Des verres d'eau cristalline
Les sons se noient
Glissades pures
D'une musique aérienne
L'harpe sanglote
Une harpiste
Comme l'oiseau s'envole
A la fin du jour
Les feuilles vertes
Tendent leurs bras ridicules
Sur la tristesse
Jean Botquin

dimanche 24 janvier 2010

Voyagez en train

Les trains de banlieue selon Paul Delvaux.


Les trains vont vite
Ils ne trompent personne
Entre deux gares
Celui qui monte
Dans un wagon solitaire
Fuit l'ombre de soi
Retournons là-bas
Pour retrouver un versant
A peine oublié
Pense à elle
Qui délaisse son passé
Aux pieds des marches
Ils voyagent seuls
Et sans objectif précis
Jusqu'à l'aurore
Assis dans un coin
Derrière la vitre sale
Quelques paysages
Le train prend le temps
De glisser dans l'espace
Des lisses d'acier
Quand le soir tombe
Le voyage s'allonge
Interminable

Jean Botquin Janvier 2010