vendredi 15 mai 2015

Le chemin du repos.

Après la palette
De coloris en marchant
Vers l'aire de repos...
J.B.

jeudi 14 mai 2015

Les arômes

Sur sa tête fleurie
L'azalée rose exhalait
Tous ses arômes...
J.B.

mardi 12 mai 2015

Le sentier des senteurs.

Sentier des senteurs
Chaque jour tu rajeunis
L'odeur du passé
J.B....

jeudi 7 mai 2015

Azalées et parfums.

Quelques azalées
Emplissent nos narines
De parfums roses
J.B.
En pensant à Basho: "Quand le pinceau s'arrête,
l'esprit continue"

mardi 28 avril 2015

Rhodos.

Une pluie rose et blanche
Réveille un coin du jardin-
Le rhodo sourit
J.B.

vendredi 24 avril 2015

Un noyer tout nu

Le noyer attend
Que ses voisins perdent leurs fleurs
Pour s'habiller
J.B

mercredi 22 avril 2015

"La Gondole de l'Orient Express" lu par Francine Ghysen.

Et si on reparlait de mes nouvelles avec Le Carnet et les Instants.

L'imagination vagabondepar Francine Ghysen
Le Carnet et les Instants n° 152
Après sept recueils poétiques et trois romans, publiés en l'espace d'une dizaine d'années, Jean Botquin nous propose, avec La gondole de l'Orient Express, une mosaïque d'histoires brèves, de toutes les couleurs.
Blanche, à l'image de l'inconnue glacée, reine des neiges surgissant de nulle part, avide d'amour car elle sait ses heures comptées («La cape blanche»).
Noire, pareille à l'eau de la citerne qui effraie et fascine Mélanie, à la manière d'un génie malfaisant («L'eau noire»). Rouge, telle la grande voiture rutilante qui se mue en cercueil de son conducteur, repêché au fond d'un canal, le jour où sa réplique en modèle réduit était jetée dans le bassin aux nénuphars du jardin par un petit garçon furieusement jaloux de l'amant de sa mère («La dame aux nymphéas»).
Feu, comme le train incendié emportant dans la nuit, du Caire vers Louxor, des voyageurs affolés et un vieil écrivain aveugle, étonnamment serein, que d'aucuns croient mort depuis des années, alors que «les écrivains égyptiens sont éternels comme les pharaons qu'ils vénèrent» («La nuit interrompue de la déesse Nout»).
On s'y perd un peu, l'imagination vire à l'élucubration, l'écriture se fait parfois hâtive, approximative.
Mais certaines nouvelles touchent et retiennent.
«Un amour délocalisé» et ses lettres frémissantes qui abolissent la distance séparant les amants. «Tes caresses me font rêver et penser que nous ne pouvons plus mourir, désormais», écrit Noël à Anaïs. «Aujourd'hui, je transgresse mes interdits, je vis une espèce de folie, je me sens devenir femme comme si je ne l'avais jamais été», écrit Anaïs à Noël. L'amour est pour chacun recréation, renaissance, retour à «la vraie vie» qu'ils épousent enfin, l'un par l'autre. Bouleversante, mais fragile…
«La mezzanine», que Julie avait fait construire dans la chambre de musique dévolue à son mari violoncelliste, qui est restée son refuge après le départ de l'époux infidèle, et qu'elle transporte désormais, contre vents et marées, dans toutes ses pérégrinations, comme si c'était une partie d'elle-même.
«Le parfum redoutable de la ressemblance», une ressemblance angoissante à force d'être parfaite entre une mère et sa fille, celle-ci étouffant de n'être que la copie, la réverbération, le halo de celle-là. Comme si sa mère, en lui donnant la vie, la lui avait irrémédiablement volée.
«Les Virgile», la plus émouvante, où un père et un fils, Italiens fixés dans la région du Centre, scellent leur tendresse dans l'exaltante liesse du cortège des Gilles de La Louvière, dansant exceptionnellement sur le pavé de la Rome éternelle.
Et la plus belle, qui donne son titre au recueil, et jette aussi un pont imprévu entre l'Italie et nos brumes. Une histoire d'amitié, proche d'un conte de fées, qui permet à un vieux gondolier d'exaucer son rêve : quitter Venise pour rejoindre ses enfants, établis dans le Hainaut, sans abandonner sa barque bien-aimée… L'inattendu, alors, touche à la poésie.

samedi 18 avril 2015

L'envol

Fleurs de magnolia
S'élançant vers le soleil
Avant de mourir
J.B.

lundi 13 avril 2015

Pervenches ou violettes.

Les petites pervenches
Se serrent au pied de l'arbre
À l'ombre du soleil
J.B. 
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dimanche 5 avril 2015

Du gui en cachette
Squatte des branches de sorbier
Subrepticement
J.B.

mardi 31 mars 2015

Mes 4 recueils précédents

Ma poésie précédente aux Éditions du Cygne, Paris. Il est facile de se les procurer en les commandant directement en ligne à la maison d'édition. Mes amis résidents belges peuvent également les obtenir chez moi, en m'envoyant un message perso contenant toutes les données personnelles nécessaires à l'envoi par la poste.

L'avant-propos à mon nouveau recueil "Les quartier de lune pâle"

Avant-propos

La poésie a beaucoup évolué. On est loin de nos anthologies de poèmes classiques – de leur versification ou de leur métrique – poèmes qu’on nous faisait  apprendre par cœur dans l’art immémorial de la déclamation. Certains cultivent encore ce mode d’expression. Il suffit de compulser des revues de poésie – surtout françaises – pour découvrir  des rimailleurs « primesautiers » qui excellent dans ce mode un peu provincial où   les rimes  rythment la cadence en guise de musicalité. Loin de moi de vouloir prétendre que la versification ne peut s’accompagner d’idées originales, d’images réussies et que de ce type de poésie ne puisse se dégager un réel esthétisme. Il y a de magnifiques exemples dans nos manuels de littérature française. Personnellement, je n’ai jamais réussi à me soumettre à cette discipline.
 À l’autre extrême, depuis Verlaine, Mallarmé, Valéry, Rimbaud et Apollinaire, fondateurs de la poésie contemporaine,  existe une poésie libre – dans son expression –   qui a rejeté toutes les formes anciennes et qui attache plus d’importance  au fond et à la magie des mots formulés par notre inconscient qu’aux règles formelles. Ce qui ne veut pas dire que cette poésie évolue en toute liberté. Elle est nécessairement  tributaire du psychisme de son auteur, voire de sa  spiritualité. Sa nécessité ne découle pas de sa forme mais de sa nature profonde. Elle n’obéit qu’à elle-même. Selon moi, elle reste accessible aux autres, tant qu’elle  ne verse pas dans les outrances de l’écriture automatique ou de la poésie dadaïste, hermétique et, par conséquent,  incompréhensible pour le lecteur qui n’en possède pas les clefs  de décryptage. C’est à cette poésie libre, spontanée et limpide que j’ai pleinement adhéré.

 Le présent recueil réunit, comme dans « Strates du souvenir », des poèmes et des textes d’origine et d’époque diverses, les plus anciens ayant subi une certaine rénovation pour les adapter à ma façon d’écrire actuelle. Pas plus que dans mes recueils antérieurs je ne les ai datés.
 D’aucuns me reprocheront de manquer ainsi de fidélité à mon passé ou de ne pas respecter mon présent. Peu importe, j’aimerais que ma poésie soit intemporelle, ma poésie d’hier  comme  celle d’aujourd’hui.


Jean Botquin.


    

dimanche 29 mars 2015

Préface de Michel Cliquet à mon "Ies quartiers de lune pâle"

Préface
La poésie de Jean Botquin est un « chemin qui n’existe pas », ainsi qu’il l’évoquait dans « Ténéré ». Et le sujet de cette poésie, l’amour, est « l’éclair sur la dune » et la seule raison d’espérer. Ce sont les mots utilisés par Ariane François pour introduire l’auteur, qui nous offre aujourd’hui ce recueil de textes amoureux. Oui, Jean Botquin est un amoureux insatiable. Amoureux de la vie, de la sensualité, de l’infini des paysages sans limite, amoureux de la musique des mots et de la danse des images. Amoureux encore et surtout du corps ; de celui de la femme, dont il compare la sensualité à celle de ces paysages, et dont l’évocation du corps-à-corps fait frémir le lecteur de toute son échine.

Tu es le vent qui saute / vers l’estran et les dunes…
En vérité tu es le soleil / Tu caresses mon corps nu…
Les corps des amants ne sont pas à l’image, mais sont le paysage ; ils sont la nature ondoyante sous le souffle du vent, ils sont le feu du soleil, ils sont la blancheur du désert, ils sont les colonnes de sel de Sodome pâlies ; ils sont la mésange abandonnée, les fibres et les fleurs, ils sont la mouvance des sables.
La langue de Jean Botquin est un murmure d’alcôve, un chuchotement de derrière les buissons, mais aussi un cri de plaisir lancé à travers les déserts muets, par-dessus les atolls écumeux des mers tourmentées, à travers les cascades sauvages bondissant sous la sylve, ou encore assourdi par les mousses et les fougères où fuit la proie devant le chasseur avant de s’abandonner et de se rendre à merci.
Elle se fait encore muette, tout en caresses, en frémissements, en souffles, en humeurs, en odeurs…
Les jours s’allongeaient dans les aurores / et les crépuscules d’amour / Je passais toutes les nuits à veiller sur tes rêves / à respirer l’odeur de ton corps / à caresser les frémissements de ta peau / à cueillir des lèvres le chant de ta respiration

Mais Jean Botquin a deux visages. Il nous révèle aussi parfois celui de l’enfant qu’il est resté, en culottes courtes, épiant les oiseaux et cueillant les étoiles de ses mains innocentes.

Les anges nous touchaient de leurs ailes / Notre jeunesse portait son raz-de-marée / au-delà des fétiches qui se noyaient / Nous ne savions rien de ce qui nous attendait
Et ce visage-là préfigure bien entendu la naïveté de la tendresse qu’il exprimera envers l’éternel féminin sacré chanté dans ses plus forts élans poétiques.

Mesurer la distance entre la pointe du sein et la pointe du jour…

L’auteur, dans sa fragilité extrême et l’impudeur de ses évocations, nous fascine par cette vérité universelle, tendre et sensuelle à laquelle il nous arrive à tous de rêver dans nos moments de solitude ; et c’est dans l’aveu de cette fragilité que notre humanité se réconcilie avec nos peurs, nos doutes et nos espoirs secrets.

Michel Cliquet


  

mercredi 25 mars 2015

Les quartiers de lune pâle

En avant première, la couverture de mon nouveau recueil, "Les quartiers de lune pâle", à paraître incessamment aux Éditions du Cygne, Paris, dans la collection Poésie Francophone. Ce recueil de poésie est préfacé par mon ami Michel Cliquet. Ce sera ma 17 ième publication et mon douzième livre de poésie.

lundi 23 mars 2015

La jonquille.

Ce matin encore
Il fait très frais dans les prés
Une jonquille frissonne
J.B.