mercredi 7 mars 2012

En attendant les chalands

Leurs yeux glissèrent
Sur les couvertures luisantes
Sans laisser de traces

Une main transpirante
Sur mon recueil de poèmes
Qui s'évanouissent

Le temps long s'allonge
Encore sous l'oeil des badauds
Les gens s'espacent


A la Foire du livre de Bruxelles

4 commentaires:

Guillaume Lajeunesse a dit…

J'espère aussi, un jour, être l'auteur qui signera des livres.

Particulièrement aimé le second haiku.

jean.botquin a dit…

Après quelques années, ça commence...Parfois c'est bien, souvent c'est décevant. En tout, une longue patience...

Mop a dit…

Du bon travail, ami.

Une remarque toutefois toute amicale.
Dans le premier haïku, pourquoi employer un temps au passé, cela ne doit-il pas être évité puisque le haïku est l'instant vécu, ici et maintenant ?

jean.botquin a dit…

Oui, bien sur, je suis bien d'accord. Cependant,le moment du présent, hic et nunc, devient vite du passé. Je me permets de temps en temps ce genre de liberté, n'en déplaise aux puristes.Merci de votre attention et de votre visite.