samedi 9 février 2013

poème de la maison vide


Poème de la maison vide

 

Dans cette maison

Que tu viens de quitter

Maison vide

Où ton ombre s’alanguit

Des mots s’effeuillent

En des je t’aime

D’encre et de brumes

 

Il reste un parfum de fleurs

Quelque part

À la manière d’un corps évaporé

 

Après le départ

Le passage s’égare

Dans d’insaisissables images

 

Dépassons la tristesse

Du temps de pluie

Et du vent qui nous poursuit

À travers les cimes des arbres du jardin

Au- delà des champs du passé

 

L’orage angoisse

Puis disparaît

 

Jean Botquin

 

1 commentaire:

Guillaume Lajeunesse a dit…

C'est un poème bien touchant...