
Je lis sur Chapitre.com, librairie que l'on recherche mon livre et qu'il est temporairement indisponible. Hélas, il est épuisé. En attendant qu'il soit réédité, j'ai pensé faire plaisir à l'un ou l'autre lecteur en publiant quelques textes dans mon blog. L'éditeur d'origine, mon ami Michel Cliquet, a fermé ses portes. La réédition pourrait donc bien se faire attendre!
Le creux de l'Espoir comporte 4 parties:
-Le creux de l'Espoir;
-Les fruits d'Or;
-Petit album du verger;
-La lucarne du ciel.
De ce recueil, Christian Bobin a écrit qu'il respirait comme une robe ou un feuillage.
Jean Chatard (Mensuel Littéraire et poétique): Quelques phrases, jetées sur les braises de la page, suffisent à nous transporter au-delà du poème, en ces lieux de recueillement où l'esprit, sans suppléer le Verbe, le conforte.
Emile Kesteman(Nos Lettres): poésie très charnelle, très suggestive et dont se dégage un je ne sais quoi d'ailé et de réellement incarné.
Jean Botquin gratte jusquà la veine de la pierre, comme le font depuis toujours les Orientaux qui ne croient qu'au geste dépouillé, décanté, du poète et du dessinateur. (Jacques De Decker, extrait de sa préface au creux de l'espoir).
Jean-Michel Klopp, Grand Duché de Luxembourg: il s'agit là d'une aventure poétique très originale...( présentation sur la radio de Thionville et la radio socioculturelle du Luxembourg).
Dans Florilège (Dijon):les jasmins au goût de poivre et les mots-nervures de l'âme, l'orchestre inutile et les vents de pierre marient leurs contradictions au sein d'une aspiration éthérée, fulgurante et vulnérable...
Quelques extraits du Creux de l'espoir:
Le temps du creux de l'espoir
ignore la vérité
Mots d'ivoire
sur les lèvres et sur le silence
de la joie
vous vous taisez
voue êtes sans voix
vous êtes interdits
Conjugaison des verbes aphones
exprimerez-vous
la beauté retrouvée?
Imparfaits des subjonctifs
où s'étale
l'écriture conditionnelle
Un petit extrait de "Les fruits d'or"
car
les mains sont
prioritaires
savantes
précises
douloureuses
de douceur passée
et d'avenir improbable
car
les mains sculptent
la vie
qu'elles enracinent
dans le rêve
Une petite chose de l'album du verger
Il y avait
tant de fenêtres
sur le verger
autant d'éclairs
dans les yeux
quand les fenêtres s'ouvraient
pour que s'éclipsent
les oiseaux qui lui gonflaient
le coeur
Un petit rien de la lucarne du ciel
Et sous la lucarne du ciel
notre bateau
vogue
face au grand vent
l'étrave
sépare l'enfance de la maturité
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